Je m’appelle Céline. Passionnée de sciences, j’aime comprendre ce qui m’entoure et comment les choses fonctionnent. Mon parcours en physique et en ingénierie m’a amenée à m’intéresser à des problématiques où la science peut avoir un impact direct sur la vie quotidienne, en particulier dans les domaines de la santé et de l’environnement.
J’ai toujours voulu inventer et développer de nouvelles solutions. Lorsque j’ai pris conscience de l’ampleur du problème des microplastiques dans l’eau potable, j’ai ressenti le besoin d’en parler et, dans la mesure du possible, de contribuer à des solutions concrètes. L’entrepreneuriat me permet de transformer cette idée en réalisation concrète, tout en restant fidèle à la vision que j’ai de ce projet : permettre à chacun d’accéder à une information fiable sur la qualité de son eau.
Je suis particulièrement attentive à ma santé et à celle de mes proches. Les récents scandales concernant les eaux en bouteille m’ont amenée à m’intéresser de plus près à la question des microplastiques dans l’eau potable. Ce qui m’a frappée, c’est le manque d’information disponible sur le sujet. J’ai également découvert que les microplastiques ne sont pas surveillés dans le cadre de l’autocontrôle obligatoire de l’eau du robinet. Pourtant, l’eau traitée peut être recontaminée lors de son passage dans les canalisations. En tant que consommateurs, nous ne disposons donc d’aucune information ni d’aucune garantie concernant la quantité de microplastiques que nous ingérons en buvant de l’eau.
Les effets des microplastiques sur la santé sont encore à l’étude, et il n’existe pas aujourd’hui de normes clairement établies. En attendant, nous sommes potentiellement exposés à une contamination dont nous ignorons l’ampleur.
Mon projet répond à un besoin d’information et de transparence. Un détecteur domestique de microplastiques, fiable et simple d’utilisation, permettrait à chacun de mieux connaître la qualité de son eau et de prendre des décisions avisées pour sa santé et celle de ses proches.
Je souhaite que les informations concernant les microplastiques présents dans l’eau potable soient accessibles au plus grand nombre afin que chacun puisse devenir acteur de la qualité de son eau et faire des choix avisés.
Cette solution s’adresse à tous les foyers et répond à de nombreuses situations du quotidien. Elle permet notamment d’identifier un problème de tuyauterie, de contrôler l’eau destinée aux nourrissons, de comparer différentes sources d’eau ou encore d’évaluer l’efficacité d’un système de filtration. Dans ce sens, l’objectif est de faire émerger une nouvelle manière d’être acteur de la qualité de son eau, sans dépendre d’analyses de laboratoire ou d’un tiers.
Le projet vise un impact sanitaire, environnemental et sociétal. Il a pour objectif de mieux informer sur la présence des microplastiques dans l’eau potable, d’en limiter l’ingestion et de sensibiliser le public à cette problématique. Il permet ainsi aux consommateurs de faire des choix plus éclairés et de participer à une meilleure gestion de cette problématique.
Le Prix IDDEA représente une opportunité précieuse d’accompagnement pour structurer le projet, affiner le modèle économique et gagner en visibilité. Cela est particulièrement important à ce stade du projet, où l’objectif est de sensibiliser davantage de personnes à la problématique des microplastiques dans l’eau potable.
Le Prix IDDEA permet également de développer de nouvelles collaborations, notamment dans le domaine de la qualité de l’eau, de l’innovation durable et auprès des acteurs du secteur public. Là encore, ce soutien sera précieux pour identifier des partenaires capables de contribuer au développement d’un détecteur accessible au plus grand nombre, en privilégiant des solutions durables, réparables et économes en ressources.
D’ici la fin du programme, l’objectif est d’avoir affiné le modèle économique du projet et d’identifier des partenaires clés pour un accompagnement financier permettant de concevoir et de tester un premier prototype.
« Être conscient d’un problème, c’est déjà faire un premier pas vers le changement », une phrase qui m’accompagne aujourd’hui face à la problématique des microplastiques dans l’eau potable.