Découvrez les finalistes 2026 : Famimpact – La responsabilité sociétale en famille

6 août 2026 Finalistes

Famimpact est le projet d’Alain Laferté, spécialiste de la responsabilité sociétale après 25 ans dédiés à la promotion de l’égalité des genres. Il développe une méthode inspirée de la norme ISO 26000 pour accompagner les familles genevoises dans leur propre démarche de durabilité, avec l’ambition de faire d’elles des actrices à part entière de la transition écologique et sociale.

Qui êtes-vous ?

Je m’appelle Alain Laferté. J’ai 49 ans, et, depuis 25 ans, le principal fil conducteur de ma vie professionnelle est la promotion de l’égalité des genres.

Cependant, il y a trois ans, j’ai repris des études à la HEG Genève pour me former sur la responsabilité sociétale et la durabilité. Il ne me semblait plus cohérent de travailler uniquement sur l’égalité des genres tout en ignorant les autres enjeux sociaux et environnementaux auxquels nous devons faire face.

C’est ce qui m’a amené, ces derniers mois, à développer Famimpact, une méthode pour accompagner les familles dans la définition et la mise en œuvre de leur propre démarche de responsabilité sociétale, afin d’agir de façon plus cohérente avec leurs valeurs et de contribuer à leur échelle à un monde plus durable.

Mais, si je voulais répondre sérieusement à votre question, je dirais que ce qui me définit le plus n’est pas mon métier. Ce n’est pas non plus mon goût pour la photographie ou le sport. Ce qui me définit le plus, c’est que je suis le père de deux enfants, et que j’ai la chance inouïe d’être le survivant de deux cancers. Cela a profondément influencé mon parcours professionnel et le sens que je souhaite lui donner.

Pourquoi êtes-vous devenue entrepreneur?

Pour être honnête, devenir entrepreneur n’a jamais été pour moi un objectif en soi. Ce qui m’anime davantage, c’est d’essayer de trouver une forme d’alignement entre ce que je pense et ce que je fais.

L’entrepreneuriat est un moyen de faciliter cet alignement.

Il m’offre la liberté d’expérimenter de nouvelles approches et de porter des projets qui correspondent pleinement à mes convictions.

Comment cette idée vous est-elle venue ?

L’idée m’est venue en travaillant sur la norme ISO 26000, principal référentiel utilisé pour accompagner les organisations dans leur démarche de responsabilité sociétale.

Je me suis alors posé une question simple : si nous disposons d’outils et de méthodes pour accompagner les organisations dans leur démarche de responsabilité sociétale, pourquoi n’existe-t-il rien d’équivalent pour les familles ? Plus j’y réfléchissais, plus cette absence me semblait paradoxale. C’est de cette interrogation qu’est née l’idée d’adapter la norme ISO 26000 au contexte familial.

A quel besoin répond votre projet ?

Il existe aujourd’hui une offre de services abondante et diversifiée pour accompagner les entreprises à s’engager dans une démarche de responsabilité sociétale, y compris les plus petites d’entre elles.

Il n’existe pas d’offre équivalente pour accompagner les familles, quand bien même l’impact des décisions prises dans le cadre familial, quand on les agrège, a un impact considérable sur la société et l’environnement.

Pourtant, de nombreuses familles souhaitent agir davantage en faveur de la durabilité, mais se sentent souvent perdues face à la multitude des enjeux, peinent à savoir par où commencer, et à maintenir leur engagement dans la durée.

C’est pour répondre à ce besoin aujourd’hui non couvert que j’ai développé Famimpact.

Quel impact souhaitez-vous avoir avec votre projet ?

Je crois que mon projet peut avoir un impact à deux niveaux.

Au niveau micro, j’aimerais aider quelques centaines de familles genevoises à passer de l’intention à l’action en matière de durabilité, et à vivre davantage en cohérence avec leurs valeurs. Contribuer à améliorer concrètement la vie de quelques centaines de familles serait déjà une réussite dont je serais particulièrement fier.

Au niveau macro, j’aimerais contribuer à modifier le regard qu’on porte sur les familles et le rôle qu’elles doivent jouer en matière de durabilité. Aujourd’hui, on considère les familles comme de simples bénéficiaires des politiques publiques de durabilité. On pourrait même avancer que, dans une certaine mesure, les familles subissent ces politiques publiques. J’espère que Famimpact contribuera à ce qu’on considère les familles comme des actrices à part entière de la transition écologique et sociale. Cela contribuerait aussi à rendre la durabilité plus concrète, plus positive et plus désirable pour les familles. Et je ne pense pas qu’on puisse parvenir à la transition écologique et sociale dont nous avons besoin, sans, au préalable, la rendre plus désirable.

Pourquoi vous êtes-vous inscrit au Prix IDDEA ? Qu’espérez-vous avoir réalisé d’ici la fin du programme ?

Pour bénéficier d’un accompagnement et d’une dynamique collective qui permettront de transformer mon idée – qui n’est qu’une intuition prometteuse à ce stade – en projet capable d’avoir un impact réel.

A la fin du programme, j’espère avoir validé l’existence d’un véritable besoin, affiné mon offre de services pour répondre à ce besoin, et identifié les premiers partenaires prêts à expérimenter Famimpact.

Une phrase qui vous guide ou vous inspire en ce moment ?

Deux phrases m’accompagnent en ce moment. La première, du célèbre Jean-Claude Dusse : « Oublie que tu n’as aucune chance, vas-y, fonce ! Sur un malentendu, ça peut marcher ! », qui me rappelle l’importance d’oser. La seconde : « On ne peut peut-être pas changer le monde, mais on peut changer son monde », qui résume assez bien l’ambition de Famimpact.



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